Comment résumer un livre en une image : le drame de la couverture !

Le grand match !

La couverture, le nerf de la guerre parait-il pour vendre un livre sur Internet et en librairie. Oui, mais, comment résumer un roman en une image ? L’auteur n’est pas forcément le mieux placé pour ça. C’est bête, un auteur (une autrice aussi d’ailleurs), ça voudrait tout mettre, faire passer la substantifique moelle de son bouquin. Comme c’est impossible, arrive l’heure des choix. Et pour Paris in utero, cette heure vient de sonner avec trois couvertures aussi belles les unes que les autres et pourtant très différentes. Et comme les romanciers ne sont pas forcément les meilleurs juges, j’ai demandé à mes amis Facebook et Twitter de m’aider.

Le grand match des couvertures

La grande perdante !

Paris in utero Kyoto apocalypseLargement distancée, elle a ses fans. Pourtant, trop japonisante, avec un côté mélancolique et recueilli, elle n’indique pas grand-chose du contenu réel du roman et d’ailleurs, aucun des lecteurs de Paris in utero ne l’a choisie. Il faudrait que j’écrive une romance post-apocalyptique intitulée Kyoto in utero pour l’utiliser. Je garde l’idée au cas où, sait-on jamais !

 

Et après le duo de choc, si difficile à départager !

Paris in utero villeLa couverture bleu et jaune récolte 25 votes, dont six lecteurs de Paris in utero qui trouvent qu’elle illustre bien l’histoire. Le souci, c’est qu’elle évoque elle aussi un côté post-apocalyptique à plusieurs de ses fans. Là, ça m’en bouche un coin, car vraiment, je n’avais pas du tout perçu cet aspect. On appelle ça la polysémie de l’image : un visuel ne symbolise pas la même chose pour différentes personnes. D’où l’intérêt de faire réagir un maximum de gens avant de prendre une décision.

La couverture rose, si rose, trop rose ?

Paris in uteroElle reçoit 25 votes dans la mesure où j’ai bien le droit de m’exprimer aussi ! Elle correspond à l’histoire pour huit lecteurs, un léger avantage, pas vraiment représentatif. Certains la trouvent trop rose… Là où elle fait la différence, c’est dans l’engagement : ceux qui l’aiment la surkiffent ! Avec enthousiasme et passion : « j’aime, j’aime, j’aime », « aimantée », « j’adore » ou « elle est trop stylée ». Et ça, j’ai l’impression que c’est exactement ce que l’on recherche au moment d’illustrer son livre. Du coup, sauf coup de théâtre, elle est la grande gagnante !

Et à tous ceux qui m’ont dit : la silhouette de la une avec les couleurs de la deux et le décor de la trois, en changeant les contrastes, soyez sympas, ne vous approchez jamais d’un graphiste, vous allez le rendre dingue !

Piment, gingembre et chocolat !

Archéologie de l’écriture : la première micronouvelle que j’ai écrite !

Gateau au chocolat très coulantDes années pour mettre au point un dessert aphrodisiaque ! Je m’étais fixé une contrainte : pas de bois bandé. Pour deux raisons : son gout amer abject et surtout, sa réputation incertaine sur la libido féminine.
Concevoir un gâteau au chocolat avec du piment et du gingembre, une mission simple mais délicate, dans la mesure où il devait remplir sa mission secrète tout en restant bon. Ça m’a pris du temps, car il fallait tester les propriétés. Le plus long, ce n’était pas la confection de l’appareil, ni sa cuisson. Non, il me fallait des mois, des années de recherche afin d’attirer chez moi une femme susceptible de le gouter.
Du coup, j’ai mis dix ans à parfaire la recette.
Ma première conquête est partie en courant, la bouche en feu. Trop de piment.
Trois ans plus tard, la deuxième est partie en coulant : chargé en chocolat et sorti trop tôt du four.
Le troisième essai fut le bon. Je n’avais pas lésiné sur les ingrédients, faut dire. Mon invitée avait à peine avalé une bouchée que son œil s’illumina d’une lueur fauve.
— Mmmh ! Un amateur de sortilège culinaire.
J’avais chaud tout à coup sous son regard, ça bastonne le gingembre et le piment quand même.
— Oui, j’aime la pâtisserie, dis-je, d’une petite voix.
— Reprenez-en encore, de votre bon gâteau.
— Vraiment ?
— Oui, vraiment, dit-elle d’une voix suave.
J’avalai un morceau, manquai de m’étrangler, sentit le feu des épices m’enflammer. Quand elle s’approcha de moi pour m’embrasser, je compris que j’étais… cuit.

Une micronouvelle aveugle : la mer invisible

Aujourd’hui, je partage avec vous une micronouvelle autour de la cécité et les perceptions différentes qu’elle engendre.

Micronouvelle cécité aveugle

– Tu vas voir, c’est formidable !

Elle en a de bonnes, Lucie, ma petite amie à qui je ne refuse jamais rien. Elle désire me faire découvrir la mer, à moi, le jeune citadin, aveugle de naissance.

– Tu sais, moi, les paysages, dis-je, un brin ironique.

Amoureuse comme elle est, se rend-elle seulement compte de mon handicap ?

– Ne fais pas l’idiot, c’est juste une expression ! Je veux t’emmener, car après ça, tu m’aimeras jusqu’à la fin des temps !

– Mais je t’aimerai toujours, Lucie. C’est pas la peine d’aller si loin.

– Si, ça vaut le coup.

Sa voix est résolue, bardée de certitudes. Je lutte comme je peux contre son obstination.

– Qu’est-ce que ça va m’apporter, la vue sur la mer ?

– Fais-moi confiance, dit-elle, péremptoire.

– Du sable dans les chaussures et l’odeur de la poissonnerie…

– Tais-toi et prépare ta valise.

Je boude toute la soirée puis, face à sa conviction tranquille, je cède et rassemble quelques affaires dans un sac. Le lendemain matin, on part pour l’océan. Pendant tout le trajet, elle me décrit le paysage, la ville, les banlieues tristes, puis la campagne et enfin le marais qui précède la côte. Nous quittons le goudron de la route pour un chemin de terre, Lucie roule lentement avant d’immobiliser la voiture et d’éteindre le moteur.

– On y est.

Elle sort la première et vient m’ouvrir pour me guider. D’abord, c’est l’odeur qui pénètre mes narines. Un enchevêtrement de sel, de quartz, de plantes chauffées au soleil, mêlé avec une senteur inconnue, l’iode peut-être…

Je titube et prononce quelques mots qui se perdent dans l’immensité. Pas d’écho, pas de bâtiments, on est loin de tout. J’entends juste un grondement sourd, inquiétant. Lucie attrape mon bras, me fait grimper dans le sable qui s’effondre sous mes pas.

– C’est la dune qui nous sépare du rivage. Nous approchons du sommet.

Enfin nous y sommes. Le vent siffle dans mes oreilles et je m’accroche à Lucie, éperdu de terreur. Je me tiens devant une créature à la respiration singulière, lente et profonde, menaçante. Un monstre capable de m’épouvanter, de ruiner mes nuits jusqu’à la fin de mes jours.

– Alors ? demande-t-elle.

Je ne réponds rien. Des rafales balaient l’espace, que je pressens infini. Je pourrais m’y perdre à jamais si Lucie me lâchait et m’abandonnait là, seul face à ma peur.

– C’est formidable, hein ? ajoute-t-elle, inconsciente.

– J’en tremble.

Je ne mens pas, tout mon corps panique et je claque des dents.

– Je savais bien que ça te plairait, conclut-elle, radieuse et cruelle.

Une chambre numérique à soi : enfin un blog !

J’avais envie depuis longtemps de réunir publications, micronouvelles, avis de lectures et news sur l’évolution de mes projets sur un blog.
Un lieu à moi, personnel, où s’échafaude et se consolide petit à petit mon univers littéraire mêlant fantastique, contemporain, humour et érotisme.

Un nouveau blog, et des tonnes de bonnes résolutions

Comme bien d’autres auteurs, je me suis donc résolue à créer un blog. Publier avec régularité et pertinence sera le grand défi de cette année 2018 !

Enfin un blog !
Enfin un blog !
Et toujours sur les réseaux sociaux

Pour ceux qui ont l’habitude de me suivre sur  ma page Facebook ou Twitter (@selmabodwinger), je continuerai à alimenter ces plateformes avec des liens pointant ici.

Désormais, les géants du  numérique ne me laisseront pas (totalement) démunie si jamais ils mettent la clé sous la porte ou limitent la visibilité des utilisateurs qui ne paient pas pour leurs services de mise en avant !

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